Comment reconnaître l’humidité qui remonte dans les murs ?
L’humidité ascendante se voit au bas des murs, rarement plus haut qu’un mètre à un mètre cinquante. Les signes typiques sont une peinture qui cloque, un plâtre qui s’effrite, des taches blanchâtres de salpêtre et une odeur de renfermé dans les pièces du rez-de-chaussée.
Elle se distingue d’une fuite ou de la condensation par sa position : le mur est mouillé depuis le sol, et la ligne d’humidité reste à peu près à la même hauteur tout autour de la pièce. Une fuite, elle, laisse une tache localisée, souvent sous un plafond ou autour d’une canalisation.
Pourquoi les maisons anciennes du Brabant wallon sont-elles touchées ?
Beaucoup de maisons de Waterloo, Wavre, Nivelles ou Tubize ont été bâties en briques pleines, parfois avec des fondations peu profondes. Ces murs ne comportent souvent aucune barrière étanche, ou une barrière devenue inefficace avec le temps. L’eau du sol monte alors dans la maçonnerie par capillarité, comme dans un buvard.
Le sous-sol de la région est par endroits argileux et retient l’eau. En hiver, quand les pluies sont fréquentes et que le sol reste saturé, le phénomène s’accentue et devient plus visible.
Peut-on simplement repeindre le mur ?
Non. Repeindre ou replâtrer sans traiter la cause cache le problème quelques mois, puis l’humidité reprend et abîme le nouvel enduit. Le sel contenu dans l’eau cristallise sous la peinture et la fait gonfler.
Il faut d’abord identifier la source de l’humidité, puis la bloquer, puis laisser le mur sécher avant de refaire les finitions. Sauter une de ces étapes fait perdre le travail suivant.
Comment traite-t-on l’humidité ascendante ?
La méthode la plus courante est l’injection : on perce de petits trous à la base du mur et on y injecte un produit qui crée une barrière contre la remontée de l’eau. Le mur sèche ensuite progressivement, ce qui peut prendre plusieurs mois selon son épaisseur.
Avant de choisir cette solution, vérifiez aussi les causes extérieures : gouttières qui débordent, terre ou terrasse plus haute que le niveau du sol intérieur, descente d’eau qui se déverse contre la façade. Corriger ces points peut suffire dans certains cas, ou compléter un traitement par injection.
Une fois le mur sec, le plâtre abîmé est enlevé et refait, puis la peinture ou le revêtement est remis. C’est tout cela, de l’injection aux finitions, qu’une équipe de rénovation intérieure peut prendre en charge d’un seul tenant.
Que vérifier soi-même avant d’appeler un professionnel ?
Regardez d’abord à l’extérieur : l’état des gouttières, la pente du sol contre la façade, les joints de la maçonnerie. Un mur extérieur dégradé laisse passer l’eau et aggrave les choses, et une rénovation extérieure de la façade fait parfois partie de la solution.
Notez aussi la hauteur de la zone humide et les pièces concernées. Ces informations aident le professionnel à comprendre la situation dès la première visite. Si vous préférez gérer une partie des travaux vous-même, le coaching en rénovation permet d’être guidé sur les étapes que vous pouvez réaliser.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour qu’un mur sèche après traitement ?
Cela dépend de l’épaisseur et de la nature du mur, mais il faut compter plusieurs mois dans la plupart des cas. Les finitions se posent seulement quand le mur est sec.
L’humidité ascendante peut-elle toucher un appartement ?
Oui, surtout au rez-de-chaussée d’un immeuble ancien. Aux étages, les taches d’humidité ont en général une autre origine, comme une fuite ou de la condensation.
Un déshumidificateur règle-t-il le problème ?
Non, il réduit l’humidité de l’air mais ne bloque pas l’eau qui monte dans le mur. Il peut aider pendant le séchage, pas remplacer le traitement.
Vous avez repéré ces signes chez vous à Waterloo, Wavre, Nivelles ou dans les environs ? LOGECO CONSTRUCT peut venir regarder les murs concernés et vous dire ce qu’il faut faire. Vous pouvez prendre contact pour demander un devis.